L’agence photographique Andia, basée à Pacé près de Rennes, a changé de mains. Avec l’arrivée de Xavier et Aurélie Lucas à sa tête, de nouvelles ambitions sont nées, dont celle de devenir l’agence de référence en Bretagne et dans le Grand Ouest.

Elle est l’une des seules agences de presse photographique basée en province, et compte devenir incontournable dans l’Ouest. Andia, fondée en 1990 par Serge Corre, est reprise par l’entrepreneur rennais Xavier Lucas et son épouse Aurélie Lucas. Le duo veut pérenniser son activité bien installée, qui génère 500 000 euros de chiffre d’affaires par an (5 salariés + un vivier de 115 photographes), tout en affichant de nouvelles ambitions.
Conquérir enfin le Grand Ouest
« Nous voulons devenir l’agence photo de référence en Bretagne et dans le Grand Ouest, en travaillant notre réseau sur le territoire, ce qui était peu le cas jusqu’à présent. Or, nous sommes une vraie solution en local », indique Xavier Lucas, ancien entrepreneur dans le numérique à Rennes (il avait fondé Edcom, un comparateur d’offres télécoms en ligne).
Renforcer sa présence dans le corporate
Andia compte en effet beaucoup de clients nationaux voire internationaux, dans la presse (55% de l’activité) mais aussi dans le corporate (45% de l’activité auprès des institutions et entreprises). « Développer le corporate en Bretagne est mon principal levier de croissance pour les deux prochaines années », complète le dirigeant, qui espère grâce à cela atteindre rapidement les 700 000 euros de chiffre d’affaires. Il s’agit pour Andia de faire davantage connaître son expertise auprès des entreprises et institutionnels pour des portraits de collaborateurs, des photos d’usines, d’événements ou de salons, par exemple.
Analyser les données des photos pour des contenus plus pertinents
Xavier Lucas compte également sur sa connaissance du numérique pour donner une nouvelle impulsion à Andia. « Nous disposons d’une banque de plus d’un million de photos disponibles, mais 10% se vendent. Ce sont d’ailleurs souvent le même type d’images qui sont recherchées sur un sujet. Nous allons donc analyser les données de ces photos qui se vendent bien pour nous adapter à la demande : quels sont les formats préférés, les couleurs préférées, etc. Ainsi, nous permettrons aux photographes d’optimiser leur temps, et cela nous évitera de payer du stockage de photos pour rien sur les serveurs ».
Virgini Monvoisin