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Cinq conseils pour rendre vos contenus IA-Friendly

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L’arrivée de l’IA générative a profondément changé les comportements des utilisateurs, notamment pour la recherche. L’enjeu pour les marques est désormais d’être visible dans les réponses données par l’IA. Et c’est là que le GEO (General Engine Optimisation), un cousin du SEO, entre en scène. 

Il est quatre heures et votre progéniture vous réclame des crêpes pour le goûter. Appuyée à la table de votre cuisine, vous avez soudain un trou de mémoire sur la quantité de farine à mettre dans la recette. Vous faites alors ce que la plupart d’entre nous faisons dans ces cas-là : vous sortez votre téléphone. Mais là où vous auriez, il y a encore quelques mois, posé la question à Google, vous vous adressez désormais à ChatGPT. Qui vous sort la recette en moins de temps qu’il ne m’en faut pour taper ces mots. 

Cette scène du quotidien traduit bien le bouleversement de la recherche sur internet : avant, les utilisateurs avaient affaire à des moteurs de recherches traditionnels qui faisaient remonter plusieurs pages de résultats. Aujourd’hui, l’IA générative donne une réponse unique, claire et structurée. Alors, pour les marques et les entreprises, l’enjeu va résider dans le fait d’apparaître, au maximum, dans la réponse apportée par l’IA. Cela est possible par plusieurs techniques que l’on désigne sous le nom de GEO ou General Engine Optimization. On pourrait dire que le GEO est un cousin du SEO et que finalement, le GEO est l’art de faire du référencement appliqué à l’IA. 

Et même si la plupart des internautes font encore, en majorité, leurs recherches avec les moteurs de recherche traditionnels, le nombre d’utilisateurs de l’IA est exponentiel.  En France et selon le site Touchreviews, 45 % des personnes déclarent utiliser une IA générative au quotidien, contre 32 % l’année précédente. D’où l’intérêt pour les marques et les entreprises de commencer à s’emparer du GEO. Pour avoir quelques conseils concrets à vous adresser, Com&Médias s’est entretenu avec deux agences dispensant des formations GEO à destination des entreprises : Intuiti, à Nantes, et Odiens, également implantée dans la Cité des Ducs. 

  1. Faire un audit de sa marque

Le premier conseil nous vient d’Elsa Salmon, dirigeante d’Odiens. Selon elle, la première étape est de se demander si votre entreprise est visible ou non. L’idée est donc de tester des dizaines de prompts, c’est-à-dire les requêtes des utilisateurs, et de voir comment la marque ou l’entreprise apparaît. “Le plus compliqué, c’est qu’on ne connaît pas les prompts que font les internautes.” Néanmoins, pour la dirigeante d’Odiens, cela n’empêche pas “de raisonner comme avant, avec le SEO classique et de se mettre à la place de sa cible, de comprendre comment elle s’exprime et le vocabulaire qu’elle utilise.” A partir de là, il sera possible d’ajuster les contenus et la stratégie.

  1. Travailler la fraîcheur et la légitimité des contenus

Les IA privilégient les sources fraîches et crédibles. “La fraîcheur du contenu, la notoriété et l’expérience utilisateur sont primordiales”, souligne Lucie Martin, consultante SEO chez Intuiti. Publier ne suffit plus, il faut mettre à jour, citer ses sources et montrer son expertise (par des études, des chiffres ou encore des retours d’expérience). “Il ne s’agit plus de faire du contenu à la chaîne mais de montrer sa valeur réelle”, renchérit la consultante. 

  1. Adopter un langage naturel et conversationnel

L’IA privilégie des réponses claires, qui ciblent l’intention de l’utilisateur et utilisent un langage conversationnel ou vocal. Elle réagit moins aux mots-clés mais davantage à la précision et à la structure. Pour cela, nos deux interlocutrices conseillent de créer des FAQ, “un format que l”IA adore”, note Elsa Salmon. Mais aussi d’adopter un style clair, direct et conversationnel. Et enfin, de structurer les contenus avec des schémas, des tableaux ou encore des listes à puces. D’ailleurs, “Plusieurs médias ont commencé à faire des résumés sous forme de liste à puces en haut de leurs articles”, remarque la consultante SEO d’Intuiti. 

  1. N’abandonnez pas le SEO traditionnel

Deux scénarios semblent se dessiner pour l’avenir : ou bien les utilisateurs vont tous aller sur les IA, renvoyant les moteurs de recherche au rang de souvenir que l’on évoquera avec la même affection que le wizz de MSN, ou bien les internautes auront l’usage des deux : à la fois de l’IA et des moteurs traditionnels. Comme l’avenir est incertain, il convient d’avancer avec prudence et de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain : “Aujourd’hui, le SEO ne suffit plus à lui tout seul, pour autant, il faut tout de même continuer à l’appliquer”, avertit Lucie Martin. Des propos qu’Elsa Salmon appuie : “Commencez par travailler votre SEO classique, puis ajoutez progressivement la dimension GEO. C’est une évolution naturelle, pas une rupture.”

  1. Soigner votre notoriété globale

Les IA produisent leurs réponses à partir de ce qu’on pourrait appeler “un consensus web”. Ce qui signifie qu’une marque trop peu évoquée ou mal associée à son domaine reste invisible. D’où l’importance de travailler sa notoriété de marque dans l’écosystème du web “Ensuite, il faut travailler la notoriété globale : réseaux sociaux, Google Maps, YouTube, forums… Partout où la marque peut être citée positivement”, conseille Lucie Martin.

Au-delà de ces cinq conseils, les personnes interviewées pour cet article soulignent toutes la nécessité, pour les entreprises, de s’intéresser à l’IA. Même si pour l’instant, les choses évoluent très vite et que tout le monde tâtonne un peu pour comprendre les usages,“Il vaut mieux s’y mettre tout de suite que de prendre du retard. Certains comparent l’IA à l’arrivée d’internet, donc ceux qui s’y mettront en premier seront ceux qui perdront le moins de temps”, affirme Nicolas Bothorel, consultant SEO chez Intuiti. Même si Elsa Salmon reconnaît que pour l’instant, aucune entreprise ne fait figure d’exemple comme étant celle qui aurait tout compris et appliquerait tous les principes de GEO. 

Néanmoins, les choses pourraient vite changer, notamment à cause de l’apparition de fonctions comme GPT Shopping “où on peut par exemple demander un cadeau pour cuisiner à moins de 200 euros. L’IA nous montre des fiches produits avec les prix, les visuels et les liens directs. C’est encore en phase de déploiement, mais ça arrive, et je pense que ça peut être très puissant”, termine Elsa Salmon.

Marie Roy

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